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Origines

Les indices les plus anciens attestant de la pratique de la médecine en Chine remontent à environ 1500 ans avant notre ère. Il s’agit d’inscriptions relatives aux maladies et à leur traitement gravées sur des os servant à la divination. D’abord transmises de façon orale, les premières codifications écrites de cette médecine remontent à l’époque des Royaumes Combattants (Ve au IIIe siècles avant notre ère), puis à celle de la dynastie des Han (IIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère).

Parmi ceux qui en ont établi les bases, citons l’empereur Jaune (Huangdi). Il figure dans le plus ancien traité de médecine traditionnelle chinoise, intitulé Classique interne de médecine de l’empereur Jaune (Huangdi Nei Jing). Les fragments les plus anciens de cet ouvrage dateraient environ du IVe ou Ve siècle avant notre ère. Présenté comme un dialogue entre l’empereur Jaune et son médecin Qi Bo, le traité met de l’avant la relation de l’homme (microcosme) à son environnement (macrocosme). En plus de présenter les fondements théoriques de la médecine traditionnelle chinoise, il traite plus spécifiquement de l’acupuncture et de son effet régulateur sur le corps et l’esprit humains. Il est d’ailleurs question d’antiques poinçons en pierre, que l’empereur Jaune veut voir remplacer par des aiguilles en métal, lesquelles sont toujours en usage aujourd’hui.

Parmi les autres œuvres canoniques de la médecine traditionnelle chinoise, on compte : le Classique de la matière médicale du Laboureur Céleste (Shennong bencao jing), écrit au IIIe siècle avant notre ère, mais attribué à l’empereur Shen Nung, qui constitue le premier traité de pharmacopée de l’histoire de la Chine; le Traité sur les fièvres (Shang han lun), écrit par Chang Chung-ching, qui classifie les maladies en six catégories (3 Yin et 3 Yang) et présente une centaine de prescriptions médicales dont plusieurs sont encore utilisées aujourd’hui; les Prescriptions essentielles valant mille pièces d’or, (Beiji qian jin yaofang), écrit par Sun Simiao (581-682), qui consiste en un compendium regroupant l’ensemble des connaissances médicales de l’époque et détaillant les pratiques d’hygiène de vie et de longévité taoïstes; finalement, le Grand Traité de Matière Médicale (Bencao gangmu), de Li Shizhen (1518-1593), l’un des premiers ouvrages de médecine traditionnelle chinoise traduits en langues occidentales (XVIIIe siècle) et qui détaille les effets et usages de près de 2000 ingrédients végétaux, minéraux et animaux.

La médecine chinoise influença la pratique de la médecine dans de nombreux pays asiatiques (Vietnam, Japon, Corée), qui en développèrent éventuellement chacun une approche particulière. Cette diversité des approches thérapeutiques liées à la médecine chinoise se regroupe d’ailleurs de plus en plus sous le terme de « médecine orientale traditionnelle ».

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